Les Artistes

Maison d'Art et d'Hôtes

L'art contemporain à portée de main

Artistes émergents ou confirmés, projections, performances, l’Esplanade Lille est devenue aussi depuis le 30 mai dernier une galerie d’art « comme à la maison ». Soucieuse de démocratiser l’art et de faire dialoguer les cultures, nous accompagnons nos hôtes et visiteurs et leur proposons une sélection d’œuvres contemporaines inédites.

Tania Mouraud, née le 2 janvier 1942 à Paris, est une figure importante de l’art contemporain français.

Son œuvre revêt des formes très différentes, tout en restant fondée sur un réel engagement social et un questionnement ontologique ; elle mobilise chez le spectateur la conscience de soi et du monde dans lequel il se trouve.

Autodidacte, Tania Mouraud débute très jeune son parcours artistique avec ses Initiation rooms, espaces dédiés à l’introspection. Dans les années 70, c’est par une approche analytique et intellectuelle, que Tania Mouraud allie art et philosophie dans un travail d’abord fondé sur les mots, puis plus tard sur leur typographie, porteuse de sens en elle-même.

À cette même période, les séries de photographies que réalise l'artiste se font de plus en plus nombreuses. À la fin des années 90, Tania Mouraud crée ses premières vidéos. Les thèmes de l’angoisse et de la responsabilité au monde, sont à la base des vidéos de cette artiste, dont la vie est marquée par le deuil ; « [...] dans mon travail artistique, depuis le début, cette hantise est vraiment quelque chose de fondamentalement intime que je partage avec le public. »

Le travail dans le champ de la vidéo incite Tania Mouraud à radicaliser son œuvre par le son. Après des concerts avec le groupe Unité de Production qu'elle fonde en 2002, Tania Mouraud se lance dans des performanceslive en solo. Ses installations vidéo, avec notamment Ad Infinitum (2008) ou encore Ad Nauseam (2014) et sa collaboration avec Institut de recherche et coordination acoustique/musique (Ircam) marquant ainsi un nouveau tournant dans son œuvre.

Le 4 mars 2015, débute Tania Mouraud. Une Rétrospective, la première grande exposition monographique de l'artiste au Centre Pompidou-Metz. Cette retrospective s'accompagnera de 9 autres expositions à Metz dans 9 lieux différents comme le FRAC Lorraine ou encore à la Galerie d'Exposition de l’Arsenal; Le tout apparaitra comme un véritable itinéraire à travers la ville.

Né en 1979, Thomas Canto traduit en peinture la vision qu’il a de son environnement. A l’enchevêtrement désorganisé de la vie urbaine, il propose une vision technique, abstraite et dédoublée. D’un côté la ville, par pans de murs, ou par plans techniques, de l’autre l’humain dans toute son individualité.

Il puise son inspiration dans ses souvenirs et ses rencontres avec la Ville et ses Habitants, en y insufflant son style avec minutie et rigueur. Des murs recouverts de tags et d’affiches aux architectures irréelles de ses cités futuristes, de l’absence de toute trace humaine aux portraits éclatés, Thomas Canto donne dans le détail.

Adepte du travail de précision, amoureux de l’esthétique pure, la technique tient une place prédominante dans ses productions. Ses gestes, tout comme les matières et outils qu’il emploie évoluent en même temps que son œuvre, et c’est par l’expérience et le temps que son travail continue de gagner en netteté. La patience et la méticulosité dont il fait preuve donnent un aspect quasi industriel à son traitement de l’architecture moderne.

Artiste lillois confirmé, c'est au lycée, en arts appliqués qu’il apprend les bases de la peinture, du dessin, de la photographie, du design, de la publicité et de l'histoire de l’art.

Parallèlement, sa curiosité le dirige vers l'estampe japonaise et la culture Hip Hop. Il s'influence de certains codes dans ces deux domaines pour composer ses premières toiles, comme la calligraphie et le tag.

C'est ensuite aux beaux arts qu'il se spécialise dans la peinture académique et peaufine son apprentissage avec le suivi de cours en dessin, chimie des couleurs, méthodes picturales et en anatomie.

Depuis ses débuts, il se consacre à la réalisation de commandes uniques et à la demande sur toile, sur mur ou sur tout autre support.

Entre autres, il a peint pour la Maison d'Art et d'Hôtes l'Esplanade de Lille une série de tableaux au style minimaliste abstrait ainsi qu’une série de sculptures en forme de pingouins.

Une signature pour deux artistes dont l’oeuvre repose sur la recherche des origines, la vision de l’instant et les réflexions sur l’avenir. Une signature qui montre le jeu permanent des artistes dans leur oeuvre. Si le spectateur repère vite les quatre éléments, les symboles véhiculent toute autre alchimie. La terre est un coeur fusion du noms des artistes. Le hieroglyphe « N », commun aux prénoms Nathalie et Nicolas est répété à la manière des vagues ou de trois fasces héraldiques . Le feu est ici une couronne comtale et un clin d’oeil au maitre Basquiat, Enfin l’avion était indispensable à leur rencontre… Image De sa vie de photographe entre Saint-Tropez, New-York et Saint-Barthelemy, Nathalie capte le monde et nous le renvoie à travers différents médiums. Elle vend sa première toile à 14 ans. Plongée dans la culture Pop Américaine et l’art urbain, elle mixe les techniques, le graphisme numérique, et peint, colle, découpe sur les photos pour nous exposer sa sensibilité. Nicolas, ingénieur passionné par l’histoire, la philosophie et les sciences, a grandi avec la télé, les BDs, et le cinéma. Son travail photographique est orienté par la mise en scène. Il joue à créer une image comme il créait des usines ou des avions en papier pour les livres d’origami. Sens et l’humour Chaque oeuvre délivre un message. Le sens est au coeur de l’oeuvre mais l’humour est son vecteur. Chaque tableau dévoile les artistes, mais peut tour à tour prendre le spectateur à témoin ou lui renvoyer son image. Style et Imagination A eux deux, ils jouent avec l’iconographie et la culture de notre société et créent un style bande dessinée Pop and Street très dynamique, offrant soit des couvertures, soit des bulles, l’imagination devant faire le reste… 

Christophe Cartier vit et travaille à Paris, où il a obtenu le diplôme de l'Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts, mention très bien.
Après avoir travaillé comme journaliste reporter photographe pour la presse quotidienne et hebdomadaire, il se consacre à sa pratique artistique depuis 1985.
Peintre et photographe, il mène un parcours artistique fécond entre la peinture, le dessin et la photographie... Il a exposé en France, d'Aix-en-Provence à Strasbourg, et naturellement à Paris, ainsi qu'en Belgique, Espagne, Allemagne, Autriche. 
Cofondateur, en 1999 du site Internet visuelimage.com.
Les expositions, from Kommerz to.com à la galerie Magda Danysz, et AVRIL.EXE, à Paris, 2003, ou les rencontres d'Art Contemporain de la Médina, Tunis, 2003, le voient assurer conjointement la position de commissaire d'exposition et d'artiste. 
Il a fréquemment collaboré avec le poète Jacques Norigeon et publié en 1991 un portfolio de sérigraphies, chez Linard, à Strasbourg, et aux éditions de l'Ours, à la Tour d'Aigues, Double vue (1997), et A voir (1998). 
Il a publié en 2011 un roman Rêves ou c’est la mort qui vient aux éditions du manuscrit.com, ainsi qu’un roman photo en collaboration avec Gisèle Didi, D’une main peindre… aux éditions visuelimage.com.
Il réalise entre autres la scénographie d’un texte de Noëlle Renaude créée en novembre 2005 au « grain de sel », théâtre de Chalon-sur-Saône, ainsi que la scénographie de Brèves d'écran d'Olivier Fournout à Paris au théâtre « Le Proscenium » créée en Avril 2010.
Professeur territorial d’enseignement artistique.
Il enseigne la technique de la peinture et anime un atelier de réflexion sur la forme et les couleurs aux "Arcades", Atelier de Recherche, de Création Artistique et D'Enseignement Supérieur à Issy-les- Moulineaux.